La Calle Octobre 2015

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Images intégrées 1
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Chers Amis, Querid@s Amig@s,
Vous avez été près de mille cinq cent personnes à assister au Festival de la Calle organisé par AAIC dans le cadre de l’exposition du photographe Paolo Gasparini à la Parole Errante et nous vous remercions de votre belle présence !
Ce sont plus de 25 documentaires et films de fiction sur l’Amérique Latine traitant de thématiques engagées qui ont été diffusés et suivis de rencontres et débats prolifiques et féconds. Ces moments ont permis l’accessibilité à des sujets souvent méconnus en Europe et qui concernent parfois également sa propre histoire et son actualité.
Des soirées thématiques chargées de sens ont été portées par de nombreux collectifs que nous remercions également pour la richesse de leurs propositions et la qualité de leurs interventions lors des débats.
Ce festival a été joyeusement jalonné par des performances, ateliers et moments festifs avec des concerts endiablés à l’occasion des « Fiestas de la Calle » les samedis d’octobre.
Nous en profitons pour remercier l’équipe de la Parole Errante pour ce partenariat de qualité, toutes les équipes des collectifs et associations du festival, ainsi que les bénévoles de l’association AAIC (Margarita, Messy, David, Jesse, Carmen…) qui ont permis le bon fonctionnement et l’existence de tous ces moments riches de sens et d’amitiés transfrontalières!
Amicalement,
L’équipe AAIC / Action Artistique Interculturelle
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Du 6 au 31 octobre 2015

La Parole errante devient latino-américaine

Exposition

LA CALLE – Paolo Gasparini

et

Les figures mythiques du soulèvement

Festival, cycle films-débats, spectacles

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L’exposition La Calle (la rue) est composée d’une sélection de photos de Paolo Gasparini réalisées de 1960 à nos jours. Le fil conducteur de l’exposition, c’est la rue comme chaîne de mémoire. Un espace fait de sédiments et de strates où se trament histoires collectives et individuelles. L’exposition nous conduit au Mexique à Tijuana, au Chiapas, à São Paulo, à Caracas et dans les villes européennes, Paris, Berlin et aux États-Unis à Los Angeles ou à New York.

L’univers thématique de Paolo Gasparini est lié au genre de l’essai structuré par des photos prises en direct. Dans un second temps, le photographe juxtapose et associe les images dans une dialectique qui pointe une lecture a posteriori. L’Artiste structure des propositions photographiques à travers des séries d’images articulées en grands réseaux de photographies. Dans le même temps , il organise des systèmes visuels basés sur des thèmes opposés dans le même espace, de sorte que les images sont articulées l’une de l’autre, et réciproquement permet de saisir des sens au-delà de ce qui est reproduit dans chacune d’elles.

Dans l’exposition  La Calle (la rue) , Paolo Gasparini fait dialoguer deux mondes :
Un pris dans la perspective du dupliqué et de la copie dans les métropoles européennes.
L’autre sans les filtres du reflet dans les villes et villages d’Amérique latine.
En combinant les rues des deux mondes, le discours visuel de Paolo Gasparini souligne et systématise une vision d’auteur sur des espaces différents liés par les signes et les codes de la modernités.
Espaces architecturaux qui, dans quelques cas, sont identifiés par les signaux graphiques et pictographiques produisant des aires et créant des zones urbaines.

Dans le cas des rues de l’Amérique latine, Gasparini montre où vit, dort, mange, travaille et meurt la grande majorité des latino-américains (« Ceux d’en haut et ceux d’en bas »), sur le seuil de la modernité.
Ici, les rues sont couronnées par des annonces ou des affiches ; se constituent l’espace privé des marginaux, mais aussi l’espace de la fête ou de la protestation.
Des villes européennes, l’artiste expose des routes viables, avec des images publicitaires et des slogans, où les piétons flous ou en  mouvement sont réfractés et multipliés dans les surfaces translucides de vitrines. Ici, la rue est métaphore du voyage ou des routes : un espace multiculturel, multiethnique et liminaire.
L’ensemble des images constituant l’exposition La Calle (la rue) représente un important corpus de travail qui rend visible les préoccupations éthiques et morales de l’auteur, qui, en un demi-siècle, a documenté, enregistré et témoigné comment « mal vivent » les dépossédés dans les centres urbains et les banlieues du continent américain. Dans cette exposition, on suit aussi  le photographe, flâneur européen aliéné par signes iconiques dans des espaces où s’entassent les fétiches de la marchandise.
Paolo Gasparini, dans l’exposition La Calle
(la rue), propose un discours sui generis loin des schémas classiques de la présentation et l’interprétation de la  tendance documentaire du langage photographique.

L’exposition La Calle (la rue) sera composée de 100 images.
Des audiovisuels seront présentés en parallèle de rencontres et discussions sur le travail de (et avec) Paolo Gasparini et la pratique photographique en Amérique latine.

SAGRARIO BERTI

Paolo Gasparini découvre la photographie en 1953 en Italie. En 1955, il rejoint son frère à Caracas où il travaille comme photographe d’architecture. Figure de la photographie documentaire en Amérique latine, Paolo Gasparini s’attache à mettre en scène la conflictualité dans les métropoles. Le langage photographique est pour lui un outil permettant de questionner les disparités sociales et les conflits culturels et économiques qui touchent les habitants d’Amérique latine. On pourrait parler d’essai photographique, car Paolo Gasparini invente de nouvelles propositions photographiques. Son refus de l’image iconique le pousse à sans cesse trouver de nouveaux modes d’assemblage et d’exposition.
Paolo Gasparini a publié de nombreux ouvrages photographiques qui comptent dans l’histoire de la photographie latino-américaine dont le livre culte Para verte Mejor America latina (Ed. Siglo XXI, 2002). Avec Armand Gatti, il publie Le Ciel est dans la rue : Cuba 1962-1965 (Ed. Toucan, 2007) . Récemment il a été exposé à la fondation Cartier à Paris.

Les figures mythiques du soulèvement

Parallèlement, sera interrogé le rapport extrêmement fort qui s’est tissé entre l’Amérique latine et l’Europe  autour d’un thème : Les figures mythiques du soulèvement.
Accueillir les photos de Paolo Gasparini à La Parole errante à la Maison de l’arbre d’Armand Gatti, c’est  aussi essayer de saisir comment les hommes et les femmes engagé(e)s dans des luttes d’émancipation de l’Amérique latine sont devenues en Europe les figures mythiques du soulèvement. Emiliano Zapata, Che Guevara, Rigoberta Menchu, Yon Sosa, Camilo Torres et le sous-commandant Marcos. Comme si les pays, dont ils étaient les ressortissants, portaient la responsabilité de l’avènement d’un autre ordre social et économique après la disparition du message bolchevik. Etaient-ils aussi une autre manière de penser le politique comme en témoigne les écrits de Marcos ou les rencontres de Porto Alegre.

Dans ce cadre, trois ensembles majeurs de Gasparini seront présentés : un consacré au Che Guevara, l’autre à la photographe Tina Modotti et le dernier intitulé la route de Zacapa.
Des textes d’Armand Gatti rythmeront l’exposition en commençant par des articles écrits en 1954 au Guatemala (Histoire d’une guerre civile, Le Parisien libéré, 25 juin-21 juillet  1954,  jusqu’à la pièce de théâtre jouée à Genève au théâtre Saint-Gervais  Premier voyage en langue maya avec surréaliste à bord, janvier 1999)

Le poète et le photographe ont traversé toutes ces époques et leurs questions.
L’exposition rendra compte, en images et en textes, de cette longue marche.

Pour nous, ce sera aussi l’occasion d’organiser un forum permanent.
Depuis sa création à Montreuil, La Maison de l’Arbre accueille régulièrement les associations latino-américaines, colombiennes, les zapatistes. Pendant tout le mois, nous allons projeter des films documentaires et de fictions, organiser des débats et des lectures. Chaque projection sera parrainée par une association. Chaque samedi, se dérouleront rencontres festives et débats.

Du 6 au 31 0ctobre 2015

La Parole errante devient latino-américaine

Festival, cycle films-débats, spectacles

Les figures mythiques du soulèvement

PROGRAMME

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 L’exposition  ouvrira  1H  avant  chaque  évènement  annoncé  dans  ce  programme.

MARDI 6 OCTOBRE

19H Vernissage-concert exposition LA CALLE

Radioacoustik

Radioacoustik, c’est le son du Rock en espagnol, le son de la sensualité latino, mais aussi celui des ballades où la guitare devient murmure et la voix un souffle. Avec « Radioacoustik » Eric López jette un pont entre le Mexique son pays d’origine et la France sa terre d’adoption. Inspiré par ses racines mexicaines, il trouve un style très personnel, métissé et coloré, passant aisément de l’espagnol au français.

20H30 Documentaire : Rêves Lointains de Alejandro Legaspi ; 2007/57’ Sous-titrage français. En 1987, le «Negro», 11 ans, et le «Gringo», d’un an plus jeune, travaillent comme tant d’autres enfants au marché de fruits de Lima. Dans le court métrage Encuentro de hombrecitos (Rencontre de deux petits hommes), ils nous avaient parlé de leur vie, de leur travail et de leurs rêves. Vingt ans plus tard, nous les retrouvons. Le pays a changé, leur vie et leurs rêves aussi. Rêves lointains est une réflexion, à partir des expériences de nos personnages, sur le passé, le présent et l’avenir du Pérou.

ENTREE LIBRE

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